 Blason adopté par Cécilia de Gardarens de Boisse
peint dans un vitrail de l'église de Marestaing d'après la
Plaque commémorative de la chapelle de Robineau.
Les armoiries gravées sur la plaque commémorative de la
chapelle de Robineau représentent deux écus accolés appartenant aux époux
Gardarens-Figuiery. Elles étaient coloriées à l'origine, comme l'atteste la
description de la chapelle de Robineau due à l'abbé Fourment, curé de
Marestaing.
L'écu de dextre (à gauche pour le lecteur) est celui d'Adrien de Figuiery de
Montgaillard. Il se lit "d'argent au figuier arraché de sinople, au chef d'azur
chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles aussi d'argent". C'est ce
que l"on appelle des armes parlantes (figuier pour Figuiery). Un écu similaire
était déjà arboré par Antoine Figuier, capitoul en 1630 et 1651 qui portait
"d'or au figuier terrassé de sinople, fruité d'or; au chef d'azur, chargé d'un
croissant contourné (d'argent ?), accosté de deux étoiles d'or". Une famille de
Figuieres, en Provence, blasonnait aussi "d'or au figuier de sinople, au chef
d'azur à trois étoiles d'argent".
Pour donner une description complète de ce blason, une difficulté demeure : elle
est liée à la présence du rectangle horizontal surmontant l'écu, et dont les
hachures verticales évoquent le gueules (rouge). Mais la description de l'abbé
Fourment ne le mentionne pas. Est-ce une liberté du graveur ? Peut-on
l'assimiler à une partie ajoutée à l'écu des Figuiery, qui pourrait alors se
lire comme une "fasce" sommant l'écu ? Dans cette hypothèse, s'agit-il d'une
brisure propre à la branche Montgaillard des Figuiery ?
L'écu de senestre est celui de Marie Françoise Cécilia de Gardarens de Boisse.
C'est un "écartelé" portant : "en 1, d'azur à trois clefs d'argent posées en
pal, 2 et 1; en 2, aussi d'azur à trois mouchetures d'hermine, 1 et 2, au chef
d'or; en 3, de gueules au lion d'argent; en 4, d'argent à la bande de gueules".
La maison de Boisse, ancienne famille du Limousin, portait un "fascé d'argent et
de gueules de six pièces, les fasces d'argent chargées chacune de trois
mouchetures d'hermine".
Pour être terminée, la description de ces armoiries doit mentionner :
"Supports : deux lions, couronne de comte".
L'usage de deux écus accolés est assez fréquent. Il était volontiers adopté par
une veuve, ce qui était le cas lorsque madame de Figuiery fit élever en 1851, la
chapelle de Robineau.
Dessin Annie CASTAN et texte du Docteur Roger Bourse.
|